Déclic - 6 : Mars 2018

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Ne pas confondre street‑art et graffiti

Le graffiti se distingue du street‑art car il désigne généralement une simple signature. On parle par exemple de « tag » lorsqu’il s’agit de lettres stylisées formant le nom ou le pseudonyme de son auteur et de « throw up » ou « block letters » lorsque ces lettres sont mises en volume de manière simplifiée et incluent un remplissage et un contour. Enfin, la « pièce » est une illustration complète qui s’apparente plutôt à une fresque ou peinture murale. Saint‑Ouen n’est pas en reste quand on parle de street‑art avec une multitude d’œuvres disséminées dans la ville.

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Tendances

Le street‑art dans tous ses états

De Saint‑Ouen à Houston, le street‑art fait parler de lui. Pourtant né dans la clandestinité, cet art contemporain urbain est désormais aussi commun que branché si l’on en croit la côte de popularité de certains street‑artistes, comme le français JR. Croisées au détour d’une ruelle ou au beau milieu d’une grande artère, les œuvres de street‑art sont multiples, et se divisent en différentes catégories, selon la technique employée. Voici un petit guide pour y voir plus clair.

Le « street‑art », c’est quoi exactement ?


Apparu dans les années 60 sous forme d’expérimentations un peu partout dans le monde, le « street‑art » signifie littéralement « art de rue ». Il s’agit d’un mouvement artistique contemporain présent en milieu urbain et dans les espaces publics. Frôlant parfois le vandalisme, le street‑art fait souvent référence à un art non autorisé, clandestin et illégal qui revendique une forme d’engagement politique. Cette caractéristique impose aux street‑artistes une vitesse d’exécution qui contribue à l’énergie de leurs œuvres.

Quelles sont les formes majeures de ce mouvement ?


La mosaïque


Quand on parle de mosaïque, on ne pense pas directement au street‑art. Et pourtant, cette forme d’art urbain s’est répandue avec les œuvres de l’artiste français Invader, inspirées du jeu vidéo « space invaders » et dispersées sur les murs de grandes métropoles aux quatre coins du globe.

En assemblant des fragments de pierre, émail, verre, céramique ou tout autre matériau qui l’inspire, le street‑artiste construit ainsi des motifs qui formeront l’œuvre finale.

Invader

Le pochoir


Cette technique consiste à reproduire un motif à l’aide de pochoirs en carton, plastique, bois ou métal qui seront bombés à l’aérosol.

De renommée internationale, l’artiste français Blek le rat est considéré comme un précurseur du street‑art. Il est connu pour ses personnages célèbres ou anonymes en taille réelle, ou ses rats qui courent le long des murs de la ville, grâce à la technique du pochoir.

Blek le rat

Le sticker art


Simple et discret, le sticker art permet de travailler la création sans son support final avant de venir positionner l’autocollant en milieu urbain. L’environnement et le support sélectionnés susciteront alors l’émotion ou la réflexion.

Clet Abraham

Le collage


Similaire au sticker art, le collage vient déplacer une création artistique sur un support urbain. Ici, il ne s’agit pas d’un autocollant mais d’une affiche ou d’une photographie présentée sous forme d’installation.

JR est sans doute l’artiste français le plus connu de cette discipline grâce à ses collages de portraits dans les rues, sous‑sols et toits de Paris, puis un peu partout à l’étranger.

JR

Le yarn bombing


Plus récente, cette forme originale de street‑art utilise le fil comme moyen d’expression. Le terme anglais signifie littéralement « bombardement de fil ». Tricot, crochet, tissage, tapisserie… toutes ces techniques peuvent être employées pour habiller ou détourner l’environnement urbain.

Lancé en 2005 par l’artiste texane Magda Sayeg, le mouvement du tricot urbain a suscité un tel engouement qu’il a été repris depuis par de nombreux collectifs de différents pays.

Magda Sayeg

Découvrez quelques œuvres, à proximité du siège de la Région Ne pas confondre street‑art et graffiti

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