ZeMag - Région Centre-Val de Loire - 2 : Mai 2020

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Catherine-Bidault-et-Bruno-Adam.png Catherine Bidault, Directrice du Secrétariat général et Bruno Adam, responsable courrier, le 1er avril 2020.
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Cette crise révèle une grande capacité d'adaptation et d'innovation des agents. Et pour beaucoup, une véritable abnégation.

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Catherine Bidault

Directrice du Secrétariat général,
Responsable de 13 agents, dont 11 en télétravail.

« La solidarité se créé dans la difficulté »


Quelle est la vocation de votre Direction ?

Notre mission est triple :
1. Organisation du fonctionnement des assemblées. Il s'agit notamment de veiller à la régularité de l’ensemble du processus décisionnel et d’organiser le fonctionnement des assemblées délibérantes et de leurs commissions de travail. Un ancien DGS avait coutume de dire que nous sommes le « tuyau de sortie », vers les élus, des rapports préparés par les services et soumis à leur vote. Nous sommes donc, au service du Président, un maillon essentiel de la sécurisation de la chaine de décision qui requiert rigueur et réactivité.

2. Proposer un service de documentation et de veille juridique sur les grands sujets liés à nos compétences régionales ainsi qu'une revue de presse quotidienne. 3. Gérer la réception et l'expédition du courrier.

Où travaillez-vous aujourd'hui ?

Exceptées de rares demi-journées, je viens tous les jours au siège de la Région, en respectant les règles de distanciation physique.

Tous les agents du Secrétariat général sont en télétravail, certains cumulant avec la garde d’enfants, deux autres sont en autorisation spéciale d'absence, leurs tâches n’étant pas télétravaillables. Seul le responsable du pôle courrier et moi-même sommes en présentiel.

Pourquoi votre présence est-elle indispensable en cette période de crise sanitaire ?

Si la dématérialisation progressive, notamment des factures, a fait chuter le nombre de courriers traités, sa gestion quotidienne constitue un flux physique impossible à traiter à distance. Et parmi les courriers que nous continuons de recevoir et d'envoyer certains sont très importants. Je pense notamment aux retours de conventions signées ou aux justificatifs à produire pour le paiement des prestations des entreprises ou des subventions aux associations, deux catégories de partenaires particulièrement fragilisés en cette période.


Et comment se gère le suivi du service de l'assemblée ?

Notre calendrier institutionnel est un peu bousculé par le COVID-19 ! Nous ne réunirons pas le Conseil régional aux dates prévues mais nous maintenons une réunion de la commission Permanente le 10 avril en mode dématérialisé : une première qui exige réactivité et innovation en temps record ! D’où , aussi , ma présence au siège.

Cette réunion est maintenue car plusieurs décisions importantes doivent être prises notamment la création du GIP Santé permettant le recrutement des 150 médecins plus que jamais attendus ; mais aussi un train important de mesures exceptionnelles de soutien aux secteurs économique et associatif .

Quels enseignements tirez-vous de cette crise ?

Nous nous sentons privilégiés car nous pouvons un peu nous protéger, ce qui n'est pas le cas d'autres professions qui sont exposées. Les soignants mais aussi tous ceux qui font que des services essentiels à notre quotidien soient assurés.
En termes d'outils, nous nous pensions en retard mais finalement nous avons pu faire télétravailler tout le monde ! Face à l’urgence nous avons tous accéléré notre saut technologique !

Et puis la solidarité se créé dans la difficulté. Chacun a à coeur de prendre soin les uns des autres et de participer à l’élan collectif. Malgré des craintes légitimes de santé, mon responsable du courrier tient par exemple à être présent chaque jour. Cela lisse les différences sociales ou hiérarchiques. Actuellement, même les personnes de l'ombre accèdent à une reconnaissance. Cela donne du sens à notre collectif.

La chaine RH a notamment très bien fonctionné et à notre niveau, nous avons assuré dans le timing habituel l’envoi des fiches de paie car de nombreux agents ont besoin de ce justificatif papier. Nous allons aussi faire partir après la CP les notifications, les conventions à signer, pour exécuter rapidement les décisions qui seront prises.

Cette crise révèle aussi une grande capacité d'adaptation et d'innovation des agents. Et pour beaucoup, une véritable abnégation. Tous s'attachent à faire de leur mieux, même ceux qui télétravaillent avec des enfants.

Quelles sont les difficultés malgré cet engagement collectif ?

Les responsables passent aussi beaucoup de temps à rassurer et cadrer leurs équipes car d'eux-mêmes les agents s'investissent beaucoup, tard le soir pour certains, même si nous leur demandons de se préserver.

Effectivement nous perdons tous nos repères et beaucoup travaillent encore plus que d'habitude, dans une drôle d'ambiance. Soit dans des locaux vides, soit de chez eux. Nous passons beaucoup de temps en visioconférence ou en messagerie instantanée.

C'est épuisant nerveusement car il y a beaucoup de sujets et un sentiment d'urgence permanent. Il faut donc que l'on se préserve et que l’on veille à ne pas trop diversifier les outils de connexion. Après la crise, il sera nécessaire de cadrer les usages !

Quel est votre botte secrète pour tenir dans la tempête ?

L’humour, toujours ! Dédramatiser est pour moi un vrai médicament. Je n'ai pas encore vraiment trouvé de temps pour décompresser mais dimanche dernier je me suis reposée dans mon jardin. je lis actuellement "Jacques à la guerre" de Philippe Torreton. Pas très gai mais très bien écrit ! Et puis nous échangeons des messages rigolos avec nos enfants.

Propos recueillis le : 31 mars 2020

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