ZeMag - Région Centre-Val de Loire - 2 : Mai 2020

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Faire équipe à distance

Alors que vous passez habituellement vos journées entourés de vos collègues, vous avez, en grande majorité, été brutalement séparés d’eux le lundi 16 mars.

Pour préserver et faire vivre ces liens noués au travail, agents et managers redoublent de créativité et d’efforts. De nouveaux rendez-vous ont donc vu le jour pendant ce confinement : des pauses cafés virtuelles à heure fixe, un « apéro » du lundi midi, un « point hebdo sur la débrouille numérique », des échanges pour présenter son métier nommés « A propos de mon job », un concours du plus beau gâteau, des poissons d’avril en vidéo, etc…

Les équipes s’en trouvent parfois renforcées et la communication plus directe. Il ne s’agit pas de se demander à la va-vite si « ça va ? », sans attendre la réponse : une vraie solidarité semble née de ces difficultés et vous veillez les uns sur les autres. Conscients que la distance et les circonstances peuvent ajouter de l’anxiété à certains agents, l’attention est portée, encore plus que d’habitude, à ce que personne ne soit isolé du groupe. Dans certains services, les réunions sont même moins tendues que d’habitude, de nombreux agents se recentrent sur l’essentiel…

Tout n’est pas rose pour autant. C’est une période difficile, porteuse de changements soudains et radicaux. Les ajustements techniques et familiaux, notamment, prennent du temps et fatiguent. Les échanges virtuels requièrent beaucoup d'énergie et il faut y mettre beaucoup de soi, il peut y avoir des incompréhensions… Les managers sont attentifs, notamment, au surinvestissement, au stress et aux connexions tardives, trop fréquentes en ces temps bouleversés.

Entre petits couacs et grandes réussites, vous témoignez de ces nouvelles organisations d’équipe :

Annie Obert, direction du Patrimoine éducatif culturel et sportif : « Nous privilégions le Skype par exemple, mais parfois après, nous devons nous rappeler pour nous reconfirmer que l'on s'est bien compris : il ne faudrait pas que le confinement dure trop longtemps... Des skype à 8, c'est vraiment compliqué pour bien se comprendre. Et l'on ne peut travailler en télé et visio tout le temps. »

Catherine Bidault, directrice du secrétariat général, « Cela lisse les différences sociales ou hiérarchiques. Actuellement, même les personnes de l'ombre accèdent à une reconnaissance. »

Eric Martin, directeur général mobilité et territoires durables : « J'ai sensibilisé les chefs de service sur le fait qu'ils sont l'échelon hiérarchique d'hyper proximité et qu'ils doivent maintenir un relais quotidien avec leurs équipes. Quant à moi, j'appelle chaque jour quelques personnes de ma direction, pour maintenir le lien et prendre simplement des nouvelles. »

Fabrice Picardi, directeur des achats et des services juridiques : « Seul dans les interfaces, j'ai pu m'appuyer sur un Président très impliqué, l'appui des finances, de la DMG, de mon DGD et une DGS ultra réactive à toute heure. »

Guillaume Crépin, directeur de l'ERC de l'Indre : « La convivialité est essentielle pour certains agents isolés et plus généralement ceux qui tissent du lien social au travail. Quand ça disparaît cela peut être perturbant. »

Laurent Gougis, directeur de l'education et de la jeunesse : « La distance et les circonstances font que l'anxiété du moment est vécue différemment selon le contexte et les différentes personnalités. Ce n'est pas facile à gérer pour certains dont le contexte professionnel est habituellement stable et qui se trouvent confrontés très vite à un changement fort de leur environnement de travail. »

Laurence Caille, directrice de l’ERC d’Eure-et-Loir : « Pas question de rajouter de culpabilité supplémentaire : chacun fait ce qu'il peut, notamment avec des enfants à garder ou à accompagner dans les devoirs. L'idée globale est d'essayer de dédramatiser et de rappeler l'essentiel. »

Pascal Mailly, agent de maintenance au lycée Château blanc à Châlette sur Loing dans le Loiret et chef de centre d'une caserne de 30 pompiers : « C’est tous unis que nous sortirons de ce fléau ! »

Valérie Boivinet, encadrante du personnel technique au lycée Descartes de Tours : « Je constate que les agents sont souvent contents de reprendre le travail car le confinement devenait pénible. »

Thierry Morel, responsable logistique à la direction des moyens généraux : « Pour avoir travaillé dans d'autres collectivités, je remarque dans cette Région un certain esprit de proximité, une ambiance quasi familiale. Très proche de nous, le Président François Bonneau y contribue, venant nous saluer régulièrement, demandant des nouvelles de la famille...Cela est très apprécié. »

Régis Brillard, responsable du service assistance aux utilisateurs à la direction des systèmes d’informations : « Il y a malgré tout du positif à cette crise. J'avais entendu une fois que les choses changeaient plus vite sous la contrainte et c'est vrai. »

Marc Gricourt, 1er vice-président de la Région Centre Val-de-Loire : « Aujourd'hui, la grande majorité des agents travaille depuis son domicile. Cela démontre leur engagement, leur conscience professionnelle et leur capacité d'adaptation à une situation d'urgence. »

Jean-Louis Garcia, directeur général formation recherche économie et emploi : « Les équipes manifestent une envie forte de travailler sur le monde d'après. Même si nous avions déjà engagé des choses en ce sens, il nous faudra aller plus vite et plus loin, notamment sur des questions de développement durable et de relocalisation. »

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