Déclic - 5 : Décembre 2017

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Télétravail

Bientôt la généralisation !

Tout comme le déménagement à Saint‑Ouen, la généralisation du télétravail se rapproche. Elle devrait être effective fin janvier, début février. La rédaction de Déclic a rencontré 4 télétravailleurs en phase d’expérimentation afin qu’ils nous fassent partager les bienfaits de cette nouvelle méthode de travail qui va révolutionner nos manières de collaborer ensemble.

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    Pierre Degrois

    Délégué territorial Hauts-de-Seine, pôle développement économique, emploi et formation


    Pourquoi êtes-vous devenu télétravailleur ?


    La première raison est que je vis dans l’Essonne, ce qui représente un temps de transport assez long au quotidien. La deuxième raison est que je voulais tester avant l’emménagement à Saint‑Ouen, le travail en open‑space pour pouvoir mieux appréhender le fonctionnement, les relations entre les personnes dans ce type d’espace. C’est pourquoi, j’ai choisi de travailler dans un tiers‑lieu.


    Comment vous organisez-vous au quotidien ?


    Les jours où je suis en télétravail, je pense bien sûr à transférer mes appels sur mon téléphone portable. Je fais également en sorte de penser à apporter avec moi des documents papiers si cela est nécessaire. Par mail, je salue mon responsable hiérarchique lorsque je commence une journée de travail et je lui dis au revoir à la fin de la journée. Il faut anticiper ce nouveau mode d’organisation.


    Quels sont les avantages du télétravail ?


    Je n’y vois que du positif pour ce qui me concerne. Avec la réduction du temps de transport, je suis beaucoup moins fatigué quand arrive la fin de la semaine et donc beaucoup moins stressé et plus efficace dans mes fonctions. Et le fait de travailler dans un tiers‑lieu apporte une respiration et une réelle coupure par rapport au quotidien.


    Un dernier mot ?


    J’aimerais apporter un petit bémol sur le nombre d’espaces de coworking en grande couronne. Il n’y en pas encore assez par rapport à Paris et la proche banlieue. C’est un peu dommage.

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    Valérie Barberet

    Assistante de direction pôle Ressources humaines


    Pourquoi êtes-vous devenue télétravailleuse ?


    Je suis à plus d’une heure du siège de la Région. J’ai donc saisi l’opportunité de devenir télétravailleuse quand l’appel à volontariat a été lancé sur la phase d’expérimentation


    Quels sont les avantages du télétravail ?


    Lorsque je peux télétravailler deux jours par semaine, ce qui n’est pas toujours le cas, je suis moins fatiguée. De plus, je suis plus disponible, concentrée et donc plus efficace. Cette nouvelle forme d’organisation permet de travailler mieux dans un environnement calme et serein, sans contrainte horaire (en me fixant tout de même une heure limite à ne pas dépasser).


    De quelle manière vous organisez-vous ?


    Je m’adapte aux agendas respectifs de la DGA et de son adjointe. De plus, étant référente Informatique et GTA, j’essaie de garder un temps « pour les demandes non urgentes » de les traiter en télétravail. En effet, cela demande de la rigueur, de la concentration et du temps.


    Aviez-vous des réticences au départ ?


    Une légère réticence quant au fait de se retrouver seule devant l’ordinateur chez soi. Finalement, entre le téléphone et les différents mails, les journées sont intenses et bien remplies.


    Un dernier mot ?


    Je voulais remercier particulièrement les agents de la DSI pour le travail réalisé pour nous permettre de travailler dans les meilleures conditions. Tout a très bien fonctionné dès le début, aucun souci de connexion. C’est comme si j’étais au bureau mais à la maison.

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    Karina Kharouni

    Gestionnaire pôle Développement économique emploi et formation


    Pourquoi êtes-vous devenu télétravailleur ?


    J’habite dans le département de l’Eure‑et‑Loir. Concrètement, je passe 3 heures tous les jours dans les transports pour venir travailler. Dès que j’ai su que la Région voulait expérimenter le télétravail, j’ai sauté sur l’occasion et j’ai été sélectionnée. D’ailleurs, lors de mes entretiens professionnels des 5 dernières années, je faisais part à mon supérieur hiérarchique de cette envie de tester cette nouvelle méthode de travail. Je suis heureuse de pouvoir le faire aujourd’hui.


    Comment se passe la relation avec votre responsable hiérarchique ?


    Tout se passe très bien. Nous avons une relation de confiance. Il est convaincu des bienfaits de l’efficacité du télétravail.


    De quelle manière vous organisez-vous ?


    J’anticipe la journée où je ne suis pas au siège de la Région. Je veille à travailler sur des dossiers qui nécessitent le moins de papier possible.


    Quels sont les avantages du télétravail ?


    Je suis beaucoup moins stressée et fatiguée. Quand vous habitez loin, avec les transports, il y a toujours une incertitude sur l’heure à laquelle vous arrivez au bureau et sur l’heure à laquelle vous êtes de retour à la maison. Avec le télétravail, ce stress et cette fatigue emmagasinés, n’existent plus.


    Un dernier mot ?


    Je voudrais dire aux collègues qui auraient des réticences qu’il faut tester sur une période plus ou moins courte le télétravail pour se rendre compte concrètement des bienfaits que cela apporte à la fois sur la vie professionnelle et sur la vie personnelle.

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    Jean-Louis Pontet

    Chef du service Orientation et formations supérieures


    Pourquoi êtes-vous devenu télétravailleur ?


    J’ai postulé sur l’expérimentation pour voir comment concrètement, un chef de service, un manager peut gérer et imaginer de nouvelles situations de travail et de management, au quotidien avec ses équipes.


    Quelles sont donc vos premières impressions ?


    Je ne vois pas trop de différences entre les moments où je suis en télétravail et ceux où je suis au bureau. Les agents de mon équipe sont particulièrement autonomes et responsabilisés dans leurs missions. Je leur fais totalement confiance. Que je sois au bureau ou au siège ou chez un partenaire, rien ne change.


    Comment vous organisez-vous les jours où vous êtes en télétravail ?


    J’organise toute ma semaine pour pouvoir travailler dans les meilleures conditions quand je suis en télétravail (une journée actuellement). Sur des post‑it, je mets au fur et mesure de la semaine, les tâches que j’effectuerai le lundi à la maison (dossiers, rapports à lire, document à élaborer). Je privilégie les moments qui nécessitent le plus de concentration possible. À la maison, c’est idéal. Je profite également de cette journée pour trier mes mails, tâche que je n’ai pas le temps de réaliser au siège.


    Avez-vous réussi à concilier vie privée et vie professionnelle ?


    Je n’ai aucun souci de ce côté-là. Avant d’intégrer la Région, j’ai été professeur. J’avais l’habitude de travailler à la maison pour préparer mes interventions.


    Quels sont les avantages du télétravail pour vous ?


    En télétravail, on est beaucoup plus maître de son temps. On organise sa journée, beaucoup plus facilement et rapidement qu’au bureau. Et la fatigue est beaucoup moins présente, c’est indéniable


    Avez-vous des conseils à donner à vos collègues qui souhaiteraient télétravailler en 2018 ?


    Pour les encadrants, la notion de confiance vis-à-vis de ses équipes est primordiale pour que le travail soit une réussite. Il faut sortir d’une gestion paternaliste à tous les niveaux de la chaine hiérarchique. L’installation d’une nouvelle culture plus centrée sur les compétences individuelles et le travail d’équipe en mode projet prendra un peu de temps, mais je crois vraiment que nous y gagnerons en confort de vie professionnelle et personnelle. Le télétravail est une première pierre à ce nouvel édifice.

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